מכון תורת אמ"ת

Institut Torat Emet

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Lois et coutumes d'Afrique du nord - Minhagim           
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 La coutume du judaisme nord africain concernant la bénédiction du Hatove Vehametive
 Lois et coutumes de la fête de Tou bichvat
 Liste des sujets à venir
 télechargez les précisions du Siddour (PDF)
 Quelques coutûmes concernant les offices du 9 Av
 la prononciation des noms Divins et leurs écritures (Pdf)
 la coutume de Barou'h hou barou'h chemo
 Coutumes liees a Hannouka
 Quand prononcer le Gomel?
 le jeune des 1ers nes pour les femmes?

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La coutume du judaisme nord africain concernant la bénédiction du Hatove Vehametive

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La fête de Tou bichvat était une occasion pour nous de prononcer lors du Séder de cette fête, la rare bénédiction du ''Atove Véhamétive", mais on nous oppose de nos jours certaines conditions que nous ne considérions pas jadis. Quelle est la véritable coutume du judaisme nord africain à ce propos?

  1. Le Talmud dans le traité de Bérahot (49) précise que si l'on présente devant une personne une autre sorte de vin que celui qu'il vient de boire, il ne prononcera pas la même bénédiction de "haguéfène" propre au vin mais bien celle de "Hatove Véhamétive" (venant souligner le supplément de bienfaits que nous procure L'Eternel qui est la source du bien (Hatove) et n'apportant que bienfaits (Hamétive).
  2. L'opinion de la majorité des décisionnaires est d'obliger cette bénédiction, même dans le cas où le second vin apporté n'est pas de qualité supérieure au premier déjà dégusté. Tel est l'avis du Choulhan Arou'h (siman 175, b). L'essentiel étant que le second ne soit pas moins bon que le premier.
  3. Néanmoins TROIS conditions essentielles et une autre plus optionnelle sont à réunir afin de pouvoir prononcer cette bénédiction selon la majorité des Posskim:

    "Il reste du premier vin" (ceci afin de prouver que le second vin n'a pas été apporté du fait de l'épuisement du premier, mais bien pour ses propres qualités). {Michna béroura séif katan 3}

    "Celui qui prononce la nouvelle bénédiction est accompagné" (ceci est bien l'opinion du Choul'han Arou'h {seif 5}; cela étant bien le sens premier et littéral de la bénédiction "le bien pour lui mais aussi pour les autres"). En cela la présence des membres de sa propre famille  suffira!

    "La boisson de ce nouveau vin est ouverte aux assistants et peuvent en boire avec lui" (ceci est l'opinion des A'haronim Michna béroura, Maguéne Avraham et Péra'h Chouchane).

 En option: "Avoir bu la quantité de Réviit du premier vin, puis du second" (bien que cette condition n'ait pas été fixée comme sine qua non par de nombreux décisionnaires,  ni même par le Choulhan Arou'h, d'autres pensent qu 'il est bon d'y prêter attention tout du moins a priori (Héssed léAvrahame, birkat yossef, Michna béroura). Le Gaon Rabbi Chalom Messas zatsal se contente lui de demander de boire la quantité de Mélo logmav sans plus)

  1. Telle était la coutume de toutes les communautés Séfarades d'Afrique du nord, durant toute l'année, et a fortiori le jour de Tou bichvat où cette bénédiction est de mise, et cela sans venir ajouter d'autres conditions auxquelles ni le Choulhan Arouh, ni ses commentateurs ont pensé.
  2. De même nombreux sont les Posskim Séfaradim qui autorisent à des invités présents, à eux aussi, de prononcer cette bénédiction.
  3. De façon quelque peu surprenante, certains Rabbanim de notre génération imposent eux  plus de HUIT conditions afin d'autoriser la prononciation du ''Atove Véhamétive", contraintes que les Décisionnaires d'Afrique du nord dont notre maître le Rav Chalom Messas repoussent! (on pourra ainsi relire sa Responsa dans le livre Chemeche ouMaguene 3éme Tome Siman 88 et son condensé dans le livre de notre ami le Rav Ariel Edri Yalkout Chemeche Siman 70 à 73 inclus).
  4. Certains Sages originaires d'Irak vont jusqu'a nécessiter la présence d'un Talmid Haham afin de contrôler et d'en permettre sa prononciation! (à approfondir dans les remarques du Caf hahaim et du Rav Mordéhai Eliahou chlita), cette coûtume n'étant bien entendu pas celle des communautés ancestrales des pays d'Afrique du nord.

En Résumé:

  • La Coutume du judaisme nord africain telle que ses maîtres l'ont transmise est de profiter du Seder de Toubichvat pour prononcer la bénédiction du ''Atove Véhamétive" sans ajouter de conditions supplémentaires à celles explicites dans les paroles du Choulhan Arouh.
  • Le choix d'autres conditions souvent irréalisables entraîne de facto  l'annulation d'une des bénédictions essentielles que le peuple juif a su prononcer des centaines d'années durant !!

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Lois et coutumes de la fête de Tou bichvat
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Notre Coutume était, lors du Seder de Tou bichevat, de proposer aussi bien du vin que de la bière à table; on nous a fait remarquer que dire la bénédiction du Chéakol sur la bière après avoir dit celle du haGuéfène sur le vin, est une bénédiction dite en vain (Béraha lévatala), Doit-on modifier ou annuler cette coutume?

 La règle générale est en effet que toutes les boissons (liquides) sont exemptées par la bénédiction du vin Haguéféne et on évoque souvent l'expression: ''le vin est le maître de toutes les boissons" יין ראש לכל המקשים הוא.  )on pourra ainsi approfondir la souguia du Talmud Bérahot (41,b) et les paroles du Roch à ce sujet).

  1. Pourtant ni le Rambam, ni le Rif, ni les Tossefot dans le traité de Bérahot n'acceptent cette règle avec simplicité, ainsi ils ne pensent pas que le vin exempte toute boisson de bénédictions de façon exclusive.
  2. Selon de nombreux décisionnaires, seule une personne ayant dit la bénédiction sur le vin et en ayant bu une quantité "pour en remplir sa bouche" מלא לוגמיו, soit pas seulement le fait d'en avoir goûté, s'exempte de la bénédiction ultérieure de Chéakol sur une autre boisson, bière ou autre. 
  3. En effet selon le Bihour Halaha (שה"צ רח' ע' ) dans un tel cas, on se doit de dire la bénédiction du Chéakol car celle du vin ne l'a pas exemptée, la quantité bue en une seule fois n'ayant pas été suffisante.
  4. Cette opinion est aussi celle de nombreux Rishonim tel: le Mordéhi, le Or Zarouah, le Lévouch mais aussi chez les Rabbanim Aharonim le Nichmat Adam, tous tranchent pour le fait que le vin n'exempte une autre boisson de sa bénédiction que si une quantité nécessaire et suffisante de Kviout a été absorbée.
  5. De même  de nombreux Posskim demandent que cette dernière boisson ait été sur la table présente lors de la bénédiction dite sur le vin pour que celle-ci vienne exempter celle du chéakol. Telle est l'opinion du Tourei Zahav, de Rabeinou Zalman et telle semble être celle du Michna Béroura.
  6. Certains Rabbanim pensent qu'une simple pensée sur les autres boissons ne se trouvant pas devant lui, lors de la bénédiction sur le vin, suffira pour l'en exempter de la bénédiction de Chéakol. Cette opinion n'est pas partagée par le Mordéhi qui lui pense que l'on ne peut s'exempter par une telle pensée. En effet, comment lier le vin à une autre boisson qui lui est si différente (comme la bière par exemple) et les considérer toutes deux comme une même boisson que l'on boit de façon ininterrompue, bien qu'ayant été éloignées géographiquement?!
  7. De même certains décisionnaires pensent que la bénédiction du Haguéféne n'exempte celle du Chéakol sur une boisson, que dans le cas ou elle a été dite sur du vin et non pas sur du jus de raisin. La problématique sera la même selon de nombreux posskim en particulier Séfaradim ne recommandant pas de fixer un Kiddoush sur du vin sucré, parfois mélangé d'eau à une dose supérieure à celle de 50 % de sa densité, le considérant dans le meilleur des cas comme un jus de raisin amélioré. Telle est l'opinion du Radbaz dans sa Responsa ח"ב סי' תשכט
  8. Le Michna Béroura écrit aussi: "Sache que si tu as dit le kiddouch sur du vin et as eu l'intention d'en exempter les assistants; s'ils n'ont pas goûté du verre de kiddoush et qu'ils veulent à présent boire une autre boisson (dont la bénédiction est Chéakol); ils devront prononcer la bénédiction de Chéakol, car la raison pour laquelle nous disons que la bénédiction sur le vin exempte les autres boissons est le fait qu'elles lui sont considérées comme dénuées d'importance à ses cotés (téfélot la yain-טפילות ליין ), mais ceci n'est vrai que s'ils ont goûté de ce vin..".
  9. En cela il est clair que si celui qui dirige le Seder de Toubichvat a prononcé la bénédiction sur le vin, le dit vin étant sur la table, cela ne viendra pas pour autant exempter les assistants, qui eux n'en ont pas goûté, de faire la bénédiction sur une autre boisson, bière ou autre.

 En Résumé:

 Pour les raisons évoquées ci-dessus, on peut tout à fait introduire une bière dans le Séder de Tou bichvat et ne pas en changer la coutume. En effet le vin n'exempte les autres boissons que si les conditions suivantes sont réunies:

- Si on en a bu une quantité suffisante et nécessaire (melo logmave) et que l'on a fixé ce vin comme boisson essentielle du repas ou du Seder (Kviout), Le fait d'en avoir simplement goûté, même avec bénédiction, ne dispense pas de la bérakha.

- Seul un "vrai" vin considéré comme tel par les décisionnaires Séfaradim et le Choulhan Arouh peut exempter une autre boisson de bénédiction et non pas un simple jus de raisins ou un quelconque vin sucré, pasteurisé ou autre, a fortiori s'il a été mélangé à une quantité d'eau à une dose supérieure à 50 %.

- De plus si cette seconde boisson n'était pas sur la table à côté du vin, elle ne sera pas exemptée par la bénédiction de Haguéféne. Le fait d'y  avoir pensé, bien que se trouvant dans une autre pièce, ne suffira pas.

- Si les assistants n'ont pas goûté du vin, que cela soit pour un Kiddoush ou autre, ils ne pourront compter sur celui qui conduit le Séder pour s'exempter de la bénédiction de Chéhakol sur une autre boisson.

- En cela, l'objectif du Seder de Tou bichvat étant le fait de donner l'expression à tous les bienfaits, sous forme de fruits, boissons ou autres gâteaux que l'Eternel nous a octroyés; et cela par le biais de la prononciation de la bénédiction qui lui est propre,  il est bon de ne pas retirer la bénédiction de la bière du Séder.

Néanmoins, ceux soucieux de respecter toutes les opinions, y compris celles opposées par d'autres décisionnaires, pourront s'ils le désirent et bien que ceci ne soit pas indispensable, prêter attention aux comportements suivants:

- Après la bénédiction du vin, n'en goûter qu'une petite quantité (et non réviit) afin de pouvoir prononcer celle de chéakol sur la bière.

- Apporter éventuellement la bière sur la table qu'après avoir prononcé la bénédiction sur le vin.

- Choisir  un vin sucré (on pourra cependant lui adresser la béra'ha de Haguéféne).

- Laisser uniquement celui qui conduit le Seder boire le vin avec bénédiction  sans en goûter afin de pouvoir prononcer la bérakha ultérieurement.

"Ein omrim Safek béraha lehakel bimkome minhag afilou néguéde Maran Hachoulhan Arouh" - "Dans le cas d'un minhag ancestral, on ne prête pas attention à la règle énonçant qu'en cas de doute il est bon de s'abstenir de dire une bénédiction, et cela même à l'encontre de l' avis du Choulhan Arouh"

"Rabbi Hizkia Hacohen omer : Atid adam liten din ve'heshbone al kol ma sheraa eino velo a'hal"- " Rabbi Hizkia Hacohen énonce: celui qui se prive de goûter ce que l'Eternel lui a permis, devra s'en justifier devant lui"


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Liste des sujets à venir
§        Minhag concernant le Sefer Torah 
§        La coutume est-elle de prononcer la bénédiction de Shéé’hianou lors de l’entrée d’un nouveau Sefer Torah dans l’arche sainte d’un Temple de prières ?
§        Quelle est la vrai coutume concernant les Sifrei Torah d’Afrique du nord liés à deux Ets ‘Haim ou bien dans une boite ?
§        Notre Coutume était-elle de plier le Talith (châle de prières) afin de la Téfila de Cha’harit du Shabbat ? Quel est en cela la vrai coutume de la ville de Jérusalem ?
§        De nos jours on se plait à rajouter de nombreuses montées à la Torah en dehors des Septs obligatoires et du Maftir, bien qu’il n’y ait pas de raison particulière, telle une joie de Bar-mitsva ou de Shabbat ‘hatan ; Quelle est la coutume du judaïsme d’Afrique du Nord ? En quoi cela est-il différent de ce que nous pratiquons le jour de la fête de Sim’hat Torah ?
§        De nos jours nous constatons que le Motsei Shabbat dans la prière de Arbit, certains prononcent le « Viyi Noam »           ויהי נועם, bien qu’il y ait un jour de Yom tov (fêtes) dans la semaine qui suit. Ceci est-il le Minhag des Séfaradim originaires d’Afrique du Nord ?
§        Nous nous trouvions à une Brith Mila et nous avons constater que le Rav qui a prononcé le Kiddoush a gouté du vin immédiatemment après la prononciation de la bénédiction de Borei Péri Haguéfen, sans attendre la fin de ce Kiddoush et la nomination du bébé. Est ce bien la coutume du Judaisme d’Afrique du Nord ? Cela constitue t-il une interruption dans la Béra’ha ?
§        De nos jours de nombreux Ministre-officiants débutent leur Téfila par le prononciation du Léchem Yi’houd et celle de Min’ha par le Pata’h Eliahou tiré des Tikounei Hazohar. Ceci est-elle la coutume des juifs d’Afrique du Nord ?
§        Lors d’un repas donné en l’honneur de jeunes mariés       שבע ברכות dans la semaine de joie qui suit la ‘Houpa ; un des participants a refusé de les prononcer toutes, en pronant le fait que les jeunes mariès ne sont pas chez eux.                   Quel le Minhag de tout le judaisme d’Afrique du Nord ?
§        Quelle est la coutume des femmes originaires d’Afrique du nord concernant la Béra’ha de l’allumage des bougies de Shabbat, avant ou après l’allumage des bougies ?
§        Lorsque l’on monte à la Torah, que prononcent les juifs originaires d’Afrique du nord avant la première et la seconde bénédiction ; ceci ne constitue pas un interruption הפסק ?
§        Quelle est la coutume du judaisme Nord-africain concernant le port supplémentaire des Téfilinnes selon Rabbeinou Tam ?
§        De nos jours on semble interdir aux fidèles d’embrasser dans une synagogue le fidèle qui vient de monter à la Torah qui en redessant. Quel est le Minhag des Séfaradim originaires d’Afrique du Nord ?
§        Quelle la coutume des juifs d’Afrique du nord concernant le port des Tsitsit-Talit katan, dedans ou bien dehors pendants le long du pantalon ?
§        De nos jours dans de nombreuses communauté, on ne fait pas sortir le Shabbat ou les jeûns à l’horraire qui figure dans les calendriers mais on attend encore près d’une heure et l’on prétend que ceci est l’horaire selon Rabbeinou Tam.      Quelle est coutume du judaisme Séfarade des pays d’Afrique du Nord ?
§        On parle souvent de l’importance de ne pas modifier, changer ou abandonner les coutumes de nos ancêtres et pères. Y-a t-il réellement un interdit ? Qu’en est-il pour un juif originaire d’Afrique du nord qui est monté en Israël ? Quel est la définition d’une coutume erronée מנהג טעות ?
§        Quelle est donc l’approche des derniers grands Rabbins et décisionnaires d’Afrique du nord concernant le Jour du Yom haatsamatout ? le déroulement de la prière ce jour ? l’autorisation ou non de se couper les cheveux ce jour qui est dans la période du Omer ? Comment ce jour était-il souligné en Afrique du nord ?
 

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télechargez les précisions du Siddour (PDF)


Téléchargez ici un format Pdf ponctué et imprimable des lois et précisions du Siddour nord Africain; à le demande de nombreux, ce Fichier sera complété de façon régulière par Le Rav Zécharia Zermati jusqu'à la traduction complète du Français à l'hébreu d'un de ses ouvrages  qui n'est plus disponible "Yikréou béémét"



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Quelques coutûmes concernant les offices du 9 Av
Quelques coutûmes concernant les offices du 9 Av de façon succinte:
·         La plupart des communautés d’Afrique du Nord prie dans le livre Kol Té’hinaקול תחינה .
·         On termine la Amida de Arvit sur la Formulation de Béra’ha suivante :
עושה השלום ברכנו ברוב עוז ושלום כי אתה אדון השלום ברוך אתה ה' המברך את עמו ישראל בשלום אמן.
·         On prononce le Kadish Titkabal avant les Kinot et avant la lecture de la Méguila De He’ha איכה le soir et le matin ( מט"י,רד"א) .
·         On lit la Méguila de He’ha le soir et le matin et on précéde cette lecture par la prononciation des paroles suivantes : ברון דיין האמת sans nom divin .
·         On ne dit ni  עלינו לשבח ni ברכו   en conclusion de l’office d’Arvit et de Cha’harit .
·         La coutûme d’ Algérie et de nombreuses autres communautés est de prononcer la Béra’ha du matin שעשה לי כל צרכי avec nom divin comme tous les matins.(תשב"ץ)
·         Nombreux s’abstiennent, en ce jour de deuil, de prononcer la Birkat Cohanin et de faire monter un Cohen en premier à la Torah, dans ce cas, il est recommandé que le Cohen sorte du Beth Knesset .
·         On dit ברוך דיין האמת avant la lecture de la première montée de la Torah, sans prononcer le nom Divin.
·         On termine נחם  de la prière de Min’ha par la Bénédiction : ברוך אתה ה' מנחם ציון בבנין ירושלם .
·         Important : ces quelques coutûmes ci-dessus ne peuvent être appliquées qu’en accord avec le Rav מורה הוראה de l’endroit et ne doivent en aucun cas être source de dispute !
 

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la prononciation des noms Divins et leurs écritures (Pdf)

Téléchargez ici un important fascicule (format Pdf ponctué et imprimable) du Rav Zermati dans le cadre des lois et coutumes
selon les Sages d'Afrique du nord sur le sujet:
La prononciation des noms Divins et leurs écritures selon la Tradition des Sages d'Afrique du nord

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la coutume de Barou'h hou barou'h chemo
Bénédiction de la Méguila-Barou'h Hou Barou'h Chemo
 
Depuis quelques années, dans certains lieux de prière, le ‘Hazan prévient les fidèles, avant la lecture de la Méguilaou la sonnerie du Chofar de Roch Hachana, de ne pas dire : « Barou’h hou ouBarou’h Chémo» à l’écoute du nom Divin de la bénédiction. Pourtant notre coutume en Afrique du nord n’était-elle pas de dire Barou’h Hou ouBarou’h Chémo à toute bénédiction y compris celle dont on veut s’exempter? (comme par exemple la lecture de la Méguila, celle de la sonnerie du Chofar, du Kidouch de Shabbat ou de la Havdala du Samedi Soir).
 
1.      Bien que ce sujet ait été maintes fois traité par de grands décisionnaires de notre génération, dont le Rav Chalom Messas, grand Rabbin de Jérusalem qui en débat dans plus de 5 Responsa שמ"ש ומגן ח"ב סי' לד', לה, לו, לז וח"ג סי' לג' )), nous tenterons ici d’éclaicir certains points peu soulevés dans les études qui en traitent.
 
2.      La source principale de la coutume qui est de répondre Barou’h hou Barou’h chémo est rappelée dans les écrits du Tour (סימן קכד:«  j’ai entendu de mon Maitre et père qu’il répondait à toutes bénédictions qu’il entendait, les paroles : ’Barou’h Hou Barou’h Chémo’, à tout endroit où il se trouvait. Sa coutume se basait sur ce qu’énoncait notre Maitre Moshé Rabeinou : ’car c’est le nom de l’Eternel que je proclame ; Rendez hommage à notre D…’ (Section Haazinou) ». Ainsi le Tour, son père le Roch et l’on sait aussi que son grand-père Rabbi Yi’hiel, avaient tous cette coutume dans toutes bénédictions.
 
3.      L’auteur du Sefer ‘Ha’hédim ((פרק לח או' יז' souligne que cette coutume a aussi pour origine un Midrach, dont voici les paroles : « lorsque je rappelle le nom Divin, vous, rendez-lui aussi hommage, on apprend de cela qu’il faut répondre Barou’h Hou Barou’h Chémo ».
 
4.      Le Gaon de Vilna, dans ses annotations au Choul’han Arou’h lui aussi lie ce minhag à une source Talmudique basée sur le verset énoncé ci-dessus au nom de Moshé Rabeinou, celle de la Guémara de Yoma (לז,א) et non pas simplement une coutume personnelle du Roch.
 
5.      Le Choul’han Arou’h de façon triviale , sans en différencier le type de bénédiction (celle dont on s’exempte ou non), écrit : « A toutes bénédictions que l’on entend, on dit Barou’h Hou barou’h Chémo ».  (סימן קכד סעי' ה') Il est bien clair que cette loi énoncée par le Choul’han Arou’h n’est pas une option mais comme toutes les autres lois de cette même section, ceci est une obligation pour tous.
 
6.      Le Maharam Check, le ‘Hatam Sofer, Le Pri ‘Hadach, Le Gaon de Vilna ainsi que le Elia Raba, tous reconnaissent cette coutume et ne l’interdisent pas, même dans le cas d’un bénédiction dont on a l’intention de s’exempter. Dans le livre Maassei Rokéa’h, l’auteur va plus loin et écrit : « la juste réflexion et la coutume sont bien les voies de l’enseignement , dans toutes les communautés d’Israël nous remarquons que lorsque l’officiant prononce une bénédiction pour en exempter les fidèles telles celles du Chofar, du Hallel ou de la Méguila, tout le Tsibour à l’unisson répond Barou’h Hou Barou’h Chémo et Amen.. peut-on prétendre qu’aucun des ces fidèles n’ait pu s’exempter d’aucune bénédiction jusqu’à ce jour et que ce comportement ne soit pas droit ? Je témoigne que dans toutes les communautés Séfarades, y compris celle du grand Sage Maari Abouhav, telle est la coutume ».
 
7.      Le Chlaa Hakadoch écrit aussi : « Chacun doit enseigner à tous les membres de sa famille à prononcer les bénédictions à haute voix, (toutes les bénédictions) mais aussi leur apprendre à répondre Barou’h Hou Barou’h Chémo et Amen ».   
 
8.      8. Le ‘Hida, à maintes reprises, après avoir pris en compte l’opinion de ceux qui interdisent cette coutume dans le cas d’une bénédiction dont on veut s’exempter (et qui selon eux représente une interruption de la Béra’ha) écrit : « après avoir pesé le pour et le contre, je n’ai pas de preuve pour interdire ce Minhag dans tout cas de bénédictions.. on ne peut s’opposer à ceux qui en ont la coutume ». ( או' ג'    ( יוסף אומץ סי' ע'
 
9.      L’ancien grand Rav de la ville de Péta’h Tikva (auteur du livre des coutumes d’Israël et de la ville de Jérusalem ‘Netivei Am’), le Rav Amram Abourbei précise : «  nous concernant, la coutume à Jérusalem est de répondre Barou’h Hou Barou ’h Chémo, même aux bénédictions du Kidouch, du Chofar ou de la Méguila, et cela du fait même que le Choul’han Arou’h ait tranché comme Hala’ha le fait de répondre Barou’h Hou Barou’h Chémo à toutes bénédictions, sans distinction.. c’est aussi l’opinion du Péri ’Hadach, un des anciens grands Rabbins de Jérusalem.. concernant notre ville on ne peut en annuler la coutume de le dire à toutes bénédictions. »
 
10. Un des plus grands décisionnaires et Kabbaliste de Turquie, le Rav Rabbi ‘Haim Palaggi dans son livre ‘Haim léRoch, va plus loin et précise que l’on doit avertir les fidèles et leur demander de répondre à toutes les Béra’hot, "Barou’h Hou Barou’h Chémo". Dans un autre livre de Responsa Lev ‘Haim ((סי' קח', il écrit également : «  du fait que ce Minhag soit tant répandu, on se doit de le renforcer ».
 
11. Le Ben Ich ‘Hai de Bagdad, écrit dans une de ses Responsa de son livre "Rav Paalim" (ח"ב סי' לז') à certaines communautés qui prétendent transformer la formulation du Barou’h Hou Barou’h Chémo : « la formulation du Barou’h Hou Barou’h Chémo a été fixée par nos Sages de mémoires bénies à l’écoute du nom Divin, et bien que le Tour rappelle cette coutume au nom de son père, le ’Hida ,lui, a souligné d’autres sources du Talmud et du Midrach.. selon la Kabbale et le Ari Hakadoch dans le livre Ets ’Haim, il y a de profondes intentions à donner lors de sa prononciation.. selon le Choul’han Arou’h on répond Barou’h Hou Barou’h Chémo à toutes bénédictions. »Dans toute l’Afrique du nord la coutume répandue est bien de répondre Barou’h Hou Barou’h Chémo sans distinction, y compris à une bénédiction dont on veut s’exempter, et pour preuve :
 
Au Maroc.
 
1.      Le grand Rav et Kabbaliste, père du Baba Saalé, Rabbi Ma’hlouf Abou’hatsira, dans son livre Yaffé Chaa ((סי' יט' tranche de façon très claire le fait de répondre Barou’h Hou Barou’h Chémo à toutes sortes de bénédictions. De plus, son opinion est, que nul ne peut s’empêcher d’y répondre (sous prétexte que ceci peut être considéré comme une interruption de la Béra’ha), selon lui on ne peut changer ce Minhag. Dans notre livre sur les lois de Pourim selon les décisionnaires d’Afrique du nord (en hébreu) ‘Divrei Chalom VéEmet’ (p.33, note 43), nous renforçons cette coutume et rappelons que lors d’un mariage où officiait le Rishon Létsion Rabbi Mordé’hai Elihaou, en présence du Tsadik Baba Saalé, le Rav Eliahaou demandait au ‘Hatan de ne pas répondre Barou’h Hou barou’h Chémo aux premières bénédictions (puisqu’il devait s’en exempter). Et Baba Saalé lui faisait remarquer que ceci n’etait ni la coutume, ni la loi comme l’écrivait son père Rabbi Ma’hlouf ; ainsi le ‘Hatan répondait à toutes les Béra’hot. Depuis cet évenement le Rav Eliahou rappelle dans tous ses écrits cette importante coutume au nom de Baba Saalé.  ((קול צופייך, קול אליהו
 
2.      C’est aussi l’avis du Rav Rabbi Réphaël Barou’h Tolédano de Méknés dans son Kitsour Choul’han Arou’h, ainsi que celui du Rav Maari ‘Hazan dans son livre Yé’havé Daat. On le retrouve dans le livre des coutumes de la ville de Tsafro au Maroc du Rav Rabbi David Ovadia ‘Nahagou Aam’ (או' יג') où il écrit qu’il faut renforcer cette coutume à l’écoute de toutes bénédictions. Le Rishon létsion Ovadia Yossef écrit lui aussi dans sa Responsa "Yabia Omer" que ceci est bien la coutume des synagogues selon le rite Marocain à Jérusalem. ((שו"ת יביע אומר ח"ח סי' כב'
 
3.      Comme nous l’avons rappelé ci-dessus, l’actuel Grand Rabbin de Jérusalem Le Gaon Rabbi Chalom Messas, a fait de ce point un des fers de lances de la défense des coutumes du judaisme d’Afrique du Nord. Il écrit par exemple : « ceux qui ne répondent pas Barou’h Hou Barou’h Chémo à toutes bénédictions font une mauvaise chose. De mes propres yeux, je vois qu’à force de ne pas y répondre, ils en viennent même à ne pas dire Amen.. ils en perdent une très grande Mitsva, l’obligation de répondre Barou’h Hou Barou’h Chémo et Amen.. me concernant je souffre réellement de voir des fidèles qui ne répondent pas Barou’h Hou Barou’h Chémo. Ils ont l’air, de par leur silence, d’humilier le nom Divin au lieu de répondre du fond du coeur et d’aggrandir en cela son respect.. au contraire le fait de répondre Barou’h Hou Barou’h Chémo en particulier lors de la répétition de la Amida, crée un lien continu entre celui qui prononce la bénédiction et ceux qui y répondent. » ((שמ"ש ומגן ח"ב סי' לד'
 
En Tunisie et en Lybie.
 
1.       Dans le livre des coutumes de Djerba ‘Brit Kéhouna’ du Rav Rabbi Moshé ‘Halfon Hacohen ainsi que dans la partie écrite par son petit-fils ‘Guéoulé Kéhouna’, on y trouve : « Ceux qui ont l’habitude de répondre Barou’h ou Barou’h Chémo aux bénédictions du Kidouch et de la Havdala du Samedi soir etc.. on ne doit ni protester ni annuler ce Minhag.תורת המנהגים-שבת, שו"ת שואל ונשאל ח"א סי' כה)
 
2.      Le Rav Na’hum Levy, auteur du Sidour ‘Od Avinou ‘Hai’,   rappelle et renforce à maintes reprises y compris de vive voix lors du dernier congrès ‘Torat Emet’, le fait que ce Minhag soit celui des juifs orginaires de Lybie, selon les ordonnances du grand décisionnaire Rabbi Yaacov Raka’h (auteur du livre Chaarei Téfila).
 
En Algérie.
 
1.      De nos jours, certains Rabbanim utilisent paradoxalement les paroles du Rav Rabbi Yehouda Ayache pour tenter d’annuler en son nom cette importante coutume. En effet, dans son livre ‘Matei Yéhouda’ (commentaire du Choul’han Arou’h), il écrit : « la seule chose qui pourrait entrainer une décision d’annulation de ce minhag est le fait que l’officiant ne sache pas attendre que les fidèles terminent de prononcer le Barou’h Hou Barou’h Chémo pour poursuivre la Béra’ha, ils en perdent ainsi la possibilité d’entendre deux ou trois mots de la bénédiction, comment peut-on s’exempter d’une bénédiction escamotée et imcomplète ?.. de plus, la coutume du Roch n’est qu’une rigueur qu’il s’imposait envers lui-même, son minhag ne concernait que les bénédictions auxquelles on ne voudrait pas s’en exempter. » ((מטה יהודה סי' קכד' או' ד'. Cette opinion du Grand rabbin d’Alger nécessite quelques éclaircissements :De nos jours, en particulier dans les communautés Nord- Africaines, les officiants prêtent attention au fait qu’il faille attendre la fin de la prononciation du Barou’h hou Barou’h Chémo avant de poursuivre la bénédiction, à fortiori lorsqu’elle est chantée. Nous n’avons donc pas à craindre ce premier point évoqué par le Rav Ayache. Comme l’écrit le Rav Chalom Messas dans la Responsa ci-dessus citée ((סי' לד' : « Si le Rav Ayache voyait de quelle façon le ’Hazan attend, de nos jours que les fidèles terminent le Barou’h Hou Barou’h Chémo, lui aussi reconnaitrait qu’il n’y a en cela aucune crainte.. c’est bien la seule raison pour laquelle il pense l’annuler ».De plus il me semble clair que selon la plupart des Posskim (a fortiori ceux qui appuient ce Minhag sur la Guémaraet le Midrach, mais ceci vaut pour les paroles du Tour et du Choul’han Arou’h) cette coutume n’est pas une option mais bien une obligation que le Roch lui-même pratiquait pour toutes bénédictions, sans distinction.
 
2.      Le Rav Kabbaliste Rabbi Avraham Toubiana dans son Sidour selon les intentions du Ari zal écrit aussi : « il est bien dit dans le Midrach Rabba que celui qui veut annuler ce minhag doit être mis en "quarantaine" (בנידוי). De même, le Grand Rav Rabbi David Kalifa (d’Ain Témouchent), se plaignait souvent lors de son Alyah en Terre d’Israël de ce que certains derniers Rabbins voulaient annuler ce précieux minhag. Ainsi les juifs originaires d’Algérie, dont ceux d’Alger ayant reçu les ordonnances du Rav Rabbi Yéhouda Ayache, ont toujours pratiqué cette coutume avec ferveur comme tous leurs frères d’Afrique du Nord. (Tels sont mes souvenirs du déroulement de la prière au Temple ‘Berith Chalom’ selon le stricte rite Algérois).
 
En conclusion :
 
La coutume de la plupart des communautés Séfarades dans le monde, ainsi que le Minhag ancestral de la ville de Jérusalem, est bien de répondre Barou’h barou’h Chémo, à toutes bénédictions sans distinction aucune, y compris celles de la Méguila, Chofar, Kidouch, Havdala et lecture de la Parachade Za’hor. Ceci est l’opinion de la majorité des décisionnaires dont le Roch, le Tour et le Choul’han Arou’h. Il s’agit d’une obligation et non d’une option dont grand est le mérite. C’est bien la coutume de toutes les communautés d’Afrique du Nord (et d’Alger). Les Kabbalistes la renforcent doublement. Les officiants continueront à donner le temps au Tsibour de le prononcer avant de continuer la Béra’ha.
Afin de redonner "l’éclat d’antan" à ce précieux Minhag et selon l’avis de grands Posskim actuels tels le Grand Rabbin de Jérusalem, le Rav Messas, celui de Netanya, le Rav Chlouch, il serait souhaitable que le ‘Hazan qui s’apprête à prononcer une bénédiction dont le Tsibour doit s’en exempter, annonce qu’il s’agit d’une Mitsva et une ‘bénédiction’ pour tous d’y répondre la formulation « Barou’h Hou Barou’h Chémo » tout comme le « Amen ».
 

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Coutumes liees a Hannouka
Coutumes liées à la fête de ‘Hanoukka
Notre coutume était, durant les 8 jours de ‘Hanoukka, de commencer la prononciation du psaume ארוממך ה' כי דילתני (Téhilim 30, dit avant le (ה' מלך depuis son début, en rajoutant les mots  .מזמור שיר חנוכת הבית לדוד Or depuis les dernières années, on prétend qu’il ne faut rien rajouter !
Quel est en cela le vrai Minhag du judaïsme d’Afrique du Nord ?
1.      Ceci est en effet une coutume ancestrale du judaïsme Nord Africain. Elle figure dans tous les livres de prières rite Séfaradi, comme le בית עובד et le sidour תפילת החודש. Elle est aussi ramenée dans le livre des coutumes des communautés d’Afrique du nord נהגו העם.(עמ' קמד אות ו') Certains en donnent la raison en précisant que les premières lettres de ce verset que l’on rajoute מזמור שיר חנוכת ne sont autres que les initiales des mots מילה שבת et חודש ; trois points essentiels du judaïsme : la Mila, le respect du Shabbat et celle la fixation du début de chaque mois selon le renouvellement de la lune, que les Grecs tentaient d’abolir en en interdisant la pratique au peuple juif. Ceci est une des raisons pour laquelle il convient de les rappeler durant les 8 jours de ‘Hanoukka. (selon le ‘Hida).
2.      Néanmoins, certains veulent prétendre qu’on ne peut rajouter ce verset même durant ‘Hanoukka, en se basant sur les paroles du Choul’han Arou’h((סימן נא' סעיף ד' qui écrit : « on doit éviter d’interrompre sa prière, en parlant entre Barou’h Chéamar et la Amida. ». Ceci est l’opinion du Ben Ich ‘Haï(שו"ת רב פעלים ח"ג סי' ה') qui préconise de ne pas rajouter ces mots, afin d’arriver à un décompte kabbalistique du nombre des mots de ce psaume. Pourtant lui même s’oppose deux difficultés : la première tient au fait que ce psaume ayant été rédigé de façon entière par le Roi David ; serait-il possible que le premier verset, bien écrit sous influence prophétique, ne convienne pas à la Kabbale ?
3.      La seconde tient du fait que tout le psaume, y compris son premier verset, soit bel et bien totalement prononcé à la fin de la Téfila du matin des jours de semaine durant la fête de ‘Hanoukka (à la place du psaume du jour) ; le décompte des mots ne posant pas à ce moment tout problème?
4.      Rappelons ici, ce que figure dans le fameux ouvrage portant sur les précisions de la Téfila יסודי ישורון (מערכת פסוקי דזמרה או' ה' עמ' רמח') ; en voici ses paroles : « nous ne savons même pas qui instaura la prononciation de ce psaume puisqu’il ne figure dans aucun des livres de prières ancestraux (שבולי הלקט   אבודרהם, רוקח, טור- ושו"ע, סדר היום), selon le témoignage de l’auteur du תיקון תפילה il n’aurait été introduit que dans les 140 dernières années.. il me semble que l’on a pris la coutume de le prononcer à chaque fois que l’on se réunit pour remercier l’Eternel d’un miracle qu’il nous a octroyé en nous sauvons des mains de nos ennemis. on a depuis pris l’habitude de le prononcer tous les jours etc. ». Il est clair que ce témoignage renforce la coutume du judaïsme Nord Africain ; d’une part, il repousse la raison pour laquelle elle ne conviendrait pas à la Kabbale du Ari Zal, (ce Minhag étant bien trop récent) ; d’autre part, cette prononciation complète du psaume durant ‘Hanoukka, vient tout à fait témoigner notre reconnaissance envers les miracles liés à notre combat contre les Grecs en Terre d’Israël, se différenciant ainsi de la simple diction journalière.  
5.      Le Kaf ha’haim(סימן נא או' ז') lui même, nous précise l’intention du Choul’han Arou’h (cité ci- dessus), en voici ses paroles : « nous comprenons du Choul’han Arou’h que le fait d’interrompre la prière entre le ברוך שאמר et la Amida, n’est pas un strict interdit mais bien plus une précaution...» Rappelons que cette précaution fait allusion à une interruption par des paroles futiles, ceci serait- il vrai lorsque l’on rajoute à un psaume du livre de Téhilim son premier verset !
6.      Une fois de plus, le Ben Ich ‘Haï, de la ville de Bagdad, dans son livre (פרשת מקץ או' טו') עוד יוסף חיnous témoigne que dans les Sidourim de son époque, figurent bien ce supplément pour les jours de ‘Hanoukka. C’est aussi le témoignage du Rav Yossef ‘Hazan de Turquie dans son livre שו"ת חקרי לב(סוף סימן לב') en voici ces paroles : « je vois que les fidèles ont coutume durant les 8 jours de ’Hanoukka de commencer la prononciation du psaume depuis son début, bien qu’ils aient à le prononcer une seconde fois après la Amida ». (Ce dernier n’accepte pourtant pas la double prononciation de ce psaume de façon complète dans une même Téfila. Il est ainsi l’unique source pour tous ceux qui s’y opposent. Néanmoins, lui même rappelle l’opinion selon laquelle les deux prononciations ne sont pas de même valeur, il n’y aurait pas en cela toute répétition.)  
7.      Quoi qu’il en soit, il est bien clair que l’on ne change en aucun cas une coutume de Téfila, lorsque cette dernière est celle de la majeure partie du peuple juif. De plus cette volonté de modification ne se repose que sur une compréhension élargie de la pensée kabbaliste, ne figurant pas de façon claire dans les écrits du Ari zal, ni même dans ceux des vrais Kabbalistes Nord- Africains. Dans ce sens, le Maguen Avraham écrit(ריש סימן סח') : « on ne peut déraciner des coutumes ancestrales de la Téfila, la prière de chaque tribu du peuple juif à sa propre entrée dans les cieux ». Rappelons aussi ce qu’ont répondu à leurs élèves, nos Sages de mémoire bénies, dans le Talmud Yéroushalmi  (עירובין פ"ג ה"ט) : « bien que nous vous ayons envoyé certaines recommandations concernant la Téfila, ne changez rien des coutumes de prières de vos pères ! ».
En conclusion :
La coutume du judaïsme Nord Africain est bien, durant les 8 jours de ‘Hanoukka, de compléter le psaume 30 de Téhilim (prononcé avant le ה' מלך) en le commençant depuis son début "מזמור שיר חנוכת הבית לדוד".
Ceci figure dans tous les Sidourim ancestraux et il n’y a rien à y changer, même pour ceux soucieux d’ordonnances Kabbalistiques.
Dernières instructions concernant la fête de ‘Hanoukka.  
N’oublions pas de prononcer les 8 versets propres à la fête de ‘Hannah face à l’Armoire Sainte,au moment de la sortie du Sefer Torah. ((ספר נר מצוה של הגר"י משאש מתלמסאן עמ' 13 Le ‘Hazan les énonce et les fidèles reprennent après lui .
Concernant la version de la bénédiction des bougies de ’Hanoukka : להדליק נר חנוכה ou bien להדליק נר של חנוכהon pourra approfondir le sujet dans le livre נר מצוה du Rav Yossef Messas ainsi que dans la Responsa de son élève le Rav David Iben Califa (שו"ת דרכי דוד סי נט'), et également dans le petit Choul’han Arou’h du Rav Barou’h Tolédano. (הלכות חנוכה)
 

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Quand prononcer le Gomel?
 
Benediction du Gomel
Peut-on prononcer la bénédiction du Gomel à la suite d’un miracle qui nous est arrivé ou après avoir été sauvé d’un quelconque danger ? Peut-on la lire en public au nom d’un proche qui ne peut le faire par lui-même ? Quelle est en cela la coutume du Judaisme Nord –Africain ?
1.      Le Talmud-Béra’hot nous rapporte דף נד ע"ב «  Rav Yéhouda et Rav énoncent : quatre sortes de gens doivent remercier l’Eternel, ceux qui débarquent d’un voyage en mer, ceux qui terminent une randonnée dans le désert, une personne qui se relève d’une maladie, une autre qui vient d’être libérée de prison. » 
2.      Rachi nous précise que cette bénédiction est prononcée lorsque l’on sort d’un danger. Ceci est bien le point commun entre les quatre cas évoqués ci dessus. Le Roch, grand décisionnaire d’Espagne et le Ribash סימן של"ז, grand Possek d’Alger, vont plus loin en écrivant que le choix des quatre cas de la Guémara tient du danger qui leur est commun, bien que n ’étant pas les seuls !     A Fortiori pour quelqu’un sauvé d’un danger par miracle, dont le devoir est de prononcer cette bénédiction comme signe de reconnaissance !   (Bénédiction complète avec nom Divin lors d’une montée à la Torah).
3.      Nous retrouvons la même opinion dans la Responsa du Tachbets חוט המשולש הטור השלישי du grand Rav Avraham Iben Tawa d’Alger, en réponse à la question de deux commerçants dont le mur de leur magasin s’était effondré et qui par miracle n’avaient pas été blessés, et voici ses paroles : « La Guémara n ’a pris que pour exemple ces quatres cas  .. .. il est évident que l ’on dira le Gomel après toutes sortes de dangers, il est bien dit dans la Guémara de Méguila : de l ’eslavage à la liberté nous avons remercié l’Eternel (lors de la sortie d ’Egypte), à fortiori de la mort à la vie ! Le contraire en serait incompréhensible ! ».
4.      Le Choul’han Arou’h סימן רי"ט סעיף ט'  écrit de façon très claire «  Pas simplement ces quatre cas, il en est de même pour quiconque a été sauvé d ’un danger par miracle comme par exemple : un mur qui s ’est écroulé, ou bien s’ il a évité la morsure ou le mauvais coup d ’un taureau …. Si des brigands ont entrepris de le voler et de ce fait il encourut un danger   ( עפ"י פרוש מש"ב ( et dans tous cas assimilables, on est dans l ’obligation de prononcer la bénédiction du Gomel»   mais il poursuit en écrivant « certains prétendent qu’on ne dit le Gomel que pour les quatre cas et il est bon de bénir, tout du moins, sans prononcer le nom Divin ».
5.      Malgré l’incompréhension qu’il pourrait y avoir entre les deux opinions évoquées ci-dessus,   le Grand Rabbin Yéhouda Ayache tranche à maintes reprises que celle du Choul’han Arou’h est dans sa première citation, celle de dire la bénédiction après tout danger, en prononçant le nom Divin, et ce qu’il conclut en écrivant « il est bon de bénir sans nom Divin » ceci n’est bon que pour ceux qui craignent de dire une Bénédiction en vain et ne peuvent s’exempter de toute reconnaissance envers l’Eternel .שו"ת בית יהודה עייש סימן ו' ;
6.      La Coutume de tout le judaisme Nord-Africain est de remercier l’Eternel par la Bénédiction du Gomel avec nom Divin lorqu’une personne a été sauvée par miracle d’un danger et bien sûr pour les fameux quatre cas évoqués ci -dessus, et pour preuve :
a     Tous les plus grands décionnaires d’Algérie et à leur tête ceux d’Alger nommés plus haut : Le Ribash, le Tachbets et le Rav Avraham Iben Tawa, le Grand Rabbin Yéhouda Ayashe et Le Grand Rabbin Serror qui lui même le rapporte dans le livre des Coutumes d’Alger, ont tranché pour la prononciation de la bénédiction au complet !
 Le Grand Rabbin de Jérusalem, le Gaon Rabbi Chalom Messas nous rappelle tout récemment dans son dernier livre שמ"ש ומגן ס' ס"ג «  Il est clair que l ’on dit le Gomel après être sorti d ’un danger  ou d ’un accident » et ceci est sans aucun doute le Minhag des juifs du Maroc.
c     Le Grand Rabbin Rabbi Moshé Khalfon Hacohen lui aussi précise que le Minhag de Djerba est de dire le Gomel et il ajoute « on dit aussi le Gomel avec nom divin après avoir été mordu par un scorpion, en particulier lorsque cela entraîne une faiblesse et que l ’on ne peut marcher normalement ».      שו"ת שואל ונשאל ח"ב סימן מ"ט
d      Le Sage Tunisien de la Yeshiva Kissei Ra’hamim en Israël, le Rav ‘Haim Amsalem conclut dans une Responsa traitant du sujet : « la coutume est de dire le Gomel, le Choul ’han Arou’h tranche qu ’il faut le direaprès avoir fait un voyage d ’une Parsa (environ 4800 mètres) en dehors de la ville, et paradoxalement on ne dirait pas cette même bénédiction aprés avoir été sujet d ’un miracle ? ? … Le Minhag répandu dans le peuple juif est celui de dire le Gomel avec nom divin ! Une bénédiction n ’est pas dite en vain lorsqu ’il s ’agit d ’une coutume répandue ». אין סב"ל במקום מנהג
7.      A la question posée ci-dessus : « Peut -on dire au nom d ’un proche cette fameuse bénédiction ? », répondent une fois de plus les Sages de la ville d’Alger !
a      Dans le livre Tachbets חוט המשולש הטור הראשון סימן ד'     il est écrit  : « on démontre de la Guémara que des proches peuvent prononcer la bénédiction du Gomel pour un malade, à fortiori un père pour son fils. Il leur est possible, en effet de remercier l ’Eternel de la guérison d ’un proche dans la mesure où cette dernière leur procure joie et satisfaction. » Il conclut néanmmoins que la coutume est d ’autoriser essentiellement à un père de dire le Gomel au nom de son jeune fils non-bar-Mitsva, ce dernier faisant partie intégrale de lui.
b      Le Grand Rabbin Yehouda Ayache rapporte aussi, dans une de ses Responsa, qu ’un père peut   dire le Gomel pour son fils ayant été sorti d’un puits dans lequel il était tombé.
conclusion :
La coutume du judaisme Nord Africain est de prononcer la bénédiction du Gomel avec nom divin, lorsqu’une personne a été sauvée d’un danger. Ce signe de reconnaissance envers l’ Eternel est bien selon l’opinion du Choul’han Arou’h et selon le Minhag répandu dans la plupart communautés juives ; dès lors on ne peut s ‘y opposer 
Un père pourra exempter son jeune fils en cas de nécessité.
Quelle est la formulation exacte de la bénédiction du Gomel selon la coutume des juifs d ’Afrique du Nord ?
       Dans tous les livres utilisés par les juifs d’Afrique du nord, nous trouvons 3 versets de Téhilim qui précèdent la bénédiction elle-même, servant d ’introduction à la béra’ha et précisant l’obligation qui nous est due de remercier l’Eternel pour les bienfaits qu’il nous octroie.
 סידור בית עובד - תפילת החודש ופתח אליהו הסכמת הגר"ש משאש לסידור עוד אבינו חי 
On pourra trouver un source fidèle à ce Minhag dans le commentaire de Rachi sur la Torah Parachat Tsav ויקרא ז יב ד"ה "אם על תודה יקריבנו"
Telle en est la formulation :
 
(il serait souhaitable de la mettre à disposition des fidèles hommes, sur la Téba, et du côté des femmes pour une accouchée !)
 

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le jeune des 1ers nes pour les femmes?

Est‑ce qu'une femme, se doit elle aussi, de jeûner pour le Jeûne des 1ers nés la veille de Pessah ? Quelle est la coutume du judaisme d’Afrique du Nord ?

1.      Le Choul’han Arou’h écrit dans les lois de Pessah : «  Les premiers‑nés jeûnent la veille de Pessah, qu'ils soient aînés d'un père ou d'une mère, et certains disent que même une femme première‑née se doit elle aussi, de jeûner ».סימן ת"ע . Le Rama précise selon le Maharil, que ceci n'est pas la coutume. Il est vrai que les premiers‑nés jeûnent en souvenir du miracle qui les sauva de la plaie de la mort des premiers‑nés, et le maître du Choul’han Arou’h, Rabbi Yossef Caro dans son grand livre le Beit Yossef , nous rappelle au nom du Livre Agouda, qu'une femme se doit de jeûner ; nous l'apprenons de Bitia (la fille de Pharaon) qui fût épargnée alors que les premières‑nées égyptiennes ont toutes péri, le mérite de Moise la sauvegarda.

2.      Il semblerait que ce soit l'opinion du Choul’han Arou’h, bien que la coutume répandue soit pour les femmes de ne pas jeûner.

3.      La coutume des Juifs de Turquie rapportée du Livre Knesset Hagdola  celle de la ville de Salonique, est de jeûner pour les femmes.

4.      Le Hida, lui, tranche comme le Rama et ne contraint pas les femmes de jeuner.

5.      Dans le livre des coutumes d'Alger "Zé Hachoulhan" du Rav Eliahou Guez, il est écrit que les femmes aussi jeûnent et il précise que ceci est bien selon la décision du Choul’han Arou’h évoquée ci‑dessus.

6.      La plupart des décisionnaires de nos jours ne contraignent pas les femmes aînées à jeûner, bien que selon l'opinion générale, il est recommandé pour une femme aînée de participer à la conclusion d'un traité de Guémara (ou autre) et au repas de Mitzva qui la conclut, ceci dans la mesure du possible.

7.      Le Caf Ha’haim nous précise qu'une femme enceinte ou qui allaite jusqu'à 24 mois après son accouchement est exempte de façon totale de ce jeûne.

Conclusion :

La coutume est d'apporter à une femme première‑née quelques mets du repas de joie fait en l'occasion de la conclusion du Traité de Guémara, bien qu'elle n'y ait pas participé. Ceci s'aligne bien avec l'opinion du Choul’han Arou’h, ainsi que la coutume des Juifs d'Algérie et de Turquie ;  il y a sans aucun doute une preuve d'affection envers la Mitzva d'étude de la Torah et du miracle des premièr(e)s‑né(e)s. (Livre Mikrahé Kodech)


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